PRINTEMPS DE LA CULTURE 2020

26 mars – 1er avril

Une autre fin du monde est possible

Événement annuel organisé par la Table de concertation de la Formation générale, les Sciences humaines et les Arts et lettres, le Printemps de la culture se veut une semaine d’activités diverses : conférences, lectures publiques, tables rondes et ateliers.

 

Pour l’édition 2020, le thème proposé, « Une autre fin du monde est possible », invite à réfléchir sur l’état actuel de notre monde.  En accord avec le poète Pierre Morency, « la culture peut sauver la nature » et qu’« être de plus en plus conscient de ce qui se passe constitue un début de solution », nous vous invitons en grand nombre afin de dresser des constats lucides sur l’état de notre monde, mais afin aussi, comme le dit le philosophe Pascal Bruckner, « d’accroître notre endurance plutôt que notre désarroi ».

Une programmation variée et riche en découvertes vous attend.

Événement Facebook

 

 

Tous les matins

9 h à 10 h — Café étudiant

Lectures publiques

Étudiantes et étudiants, professeurs et professeures et autres membres du personnel du CÉM lisent des textes choisis autour de la thématique de la semaine à l’heure du petit-déjeuner. Café, thé et viennoiseries sont offerts. Organisées par Benoît Moncion, professeur de littérature au CÉM.

 

Mercredi 25 mars

10 h à 12 h — Petit théâtre

Jeux pour survivre à la fin du monde

Atelier théâtre

Par Émilie Jobin, professeure de théâtre et de littérature au CÉM.

Le théâtre est l’art collectif par excellence. C’est donc par le théâtre que la professeure Émilie Jobin, qui rentre tout juste d’un stage de théâtre à Berlin, nous propose « une autre fin du monde ». Au cours de cet atelier-jeu, elle souhaite amener les étudiants à se rencontrer par le biais de différents jeux de théâtre où la proximité, l’engagement, la confiance et la prise de risque sont à l’honneur. Cet atelier est constitué de différents jeux, similaires à ceux dans lesquels s’engage toute troupe de théâtre lors des premières rencontres pour permettre à chacun d’apprendre à se connaître. Au terme des deux heures, outre le plaisir qu’auront éprouvé les participants à s’engager sérieusement et physiquement dans le jeu, ils sortiront avec un regard neuf sur leur institution d’enseignement, et sur celles et ceux qu’ils y croisent tous les jours sans leur parler. Une prise de contact qui en permettra d’autres afin que chacun réalise la richesse du collectif et de la rencontre avec l’autre.

Organisé par Émilie Jobin, professeure de théâtre au CÉM.

 

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Jeudi 26 mars

9 h à 11 h — B-105a

Tournée des cégeps : Changer de cap

Conférence

Par Abrielle Sirois-Cournoyer, Stéphane Chalmeau, Jose Fuca, Anne Gauthier ou Johanna Baës, détenteurs d’une maîtrise en gestion de l’innovation sociale des HEC.

À l’automne 2019, cinq diplômés du programme de maîtrise en gestion de l’innovation sociale de HEC Montréal ont décidé de parcourir le Québec en quête de projets novateurs pour se loger, se déplacer, se nourrir, s’outiller et se mobiliser en réduisant leur empreinte carbone. Suivi par une caméra, leur périple a donné lieu à une série de capsules documentaires sur des solutions exemplaires pour lutter contre les changements climatiques. CHANGER DE CAP lance un mouvement positif pour favoriser des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, limiter le réchauffement planétaire et assurer un avenir plus vert aux prochaines générations. Les deux conférenciers présenteront, en vidéo et en exposé, des initiatives mises en place au Québec.

Organisée par Maya de Cardenas, technicienne en environnement au CÉM, et Ann Edwards, professeure d’économie au CÉM.

 

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10 h 30 à 12 h — B-105a

La fin du monde ? On connaît ça !

Conférence

Par Étienne Marcotte, professeur de philosophie au CÉM.

L’humanité est expérimentée en matière de fin du monde. De multiples mondes ont déjà pris fin, anéantis par des maladies, des invasions barbares, des catastrophes naturelles… Plus ces fléaux semblaient inexplicables, plus ils étaient terrifiants. Dans tous les cas, y survivre, c’était s’engager dans un monde nouveau.

Au cours de cette conférence, le professeur de philosophie Étienne Marcotte se concentrera sur l’expérience d’une fin du monde perçue comme imminente : la peste. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les causes et le traitement de cette maladie étaient inconnus. Face à la menace, les êtres humains réagissaient différemment. Les uns se lançaient dans une vie de débauche et de jouissances, les autres se plongeaient dans le recueillement pour trouver une autre forme de jouissance, celle de la tranquillité. Une constante, cependant, unissait tout le monde et s’est répétée au cours de l’histoire : à l’approche d’une grave menace, c’est chacun pour soi. Loin de créer des élans de solidarité, la peur semble engendrer le repli sur soi.

Organisée par Étienne Marcotte, professeur de philosophie au CÉM.

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 12 h à 15 h — C-30

Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent

Projection et discussion

Avec Jonathan Durand-Folco, professeur à l’École d’innovation sociale de l’Université Saint-Paul.

Le film Demain présente diverses solutions à l’effondrement des écosystèmes. Ces nouvelles pistes sont issues d’expériences réalisées par des citoyens et citoyennes de plusieurs pays, dont la France, la Belgique, la Suisse, le Danemark et la Finlande. Parce qu’une autre fin du monde est possible.

Organisée par Geneviève Choquette, professeure de philosophie au CÉM.

 

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13 h 30 à 15 h — Espace conférence de la bibliothèque

Fin du monde et éternité humaine

Conférence

Par Robert Lamontagne, astrophysicien, Coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ).

L’être humain est le seul être vivant qui a conscience de sa place (minuscule) dans le cosmos. L’étude de l’origine et de l’évolution de la vie dans le cosmos ne laisse aucun doute sur ce qui nous attend : la vie sur Terre, telle qu’on la connaît, va s’éteindre. À long terme se profilent une nouvelle ère glaciaire, des déplacements des plaques tectoniques et la mort du Soleil. Mais si la vie actuelle est vouée à disparaître, l’être humain a déjà atteint une forme d’éternité en lançant dans le cosmos des sondes spatiales qui y laisseront des traces pour toujours. L’astrophysicien et communicateur renommé Robert Lamontagne nous entretiendra de ces questions à la fois philosophiques et scientifiques.

Organisée par Pascale Millot, professeure de littérature au CÉM.

 

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15 h à 17 h — C-30

Écologie sociale et écoféminisme

Table ronde

Avec Jonathan Durand-Folco, professeur à l’École d’innovation sociale de l’Université Saint-Paul, Maude Prud’homme, militante au Réseau québécois des groupes écologistes, Valérie Lefebvre-Faucher, auteure et éditrice ainsi qu’Éric Martin, professeur de philosophie au CÉM. Animée par Geneviève Choquette, professeure de philosophie au CÉM.

À partir, notamment, des idées de Murray Bookchin, les invités et invitées tenteront de répondre à la question suivante : comment dépasser la crise du capitalisme et la crise écologique tout en désamorçant les rapports de domination?

Organisé par Geneviève Choquette et Éric Martin, professeure et professeur de philosophie au CÉM.

 

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 17 h 30 à 19 h — Studio télé

Cocktail d’ouverture : amusons-nous avant la fin du monde

Le comité d’organisation du Printemps de la culture 2020 vous convie à un cocktail célébrant la culture, les arts et la réflexion critique.

Organisé par le comité d’organisation du Printemps de la culture 2020 au profit des activités de la vie étudiante.

 

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19 h à 23 h — Studio télé

La nuit de la poésie

Performances poétiques et musicales

Par Robert Lamontagne, astrophysicien, Coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ).

Pour sa 7e édition, cette soirée festive et inspirée réunit poètes, musiciens, musiciennes autour de l’amour des mots. Des créateurs et créatrices inspirés lisent leurs poèmes au micro ; d’autres lectrices et lecteurs livrent les textes de poètes qu’ils aiment tandis que des musiciennes, musiciens, auteurs et autrices chantent ou jouent leurs propres compositions ou celles d’autres artistes. Un « micro-ouvert » en fin de soirée réjouira les plus audacieux. Des boissons seront en vente.

Organisée par Benoît Moncion, professeur de littérature au CÉM.

 

 

 

Vendredi 27 mars

9 h à 11 h — C-30

La langue est donc une histoire d’amour, réalisé par Andres Livov

Projection et discussion

Discussion avec Andres Livov, réalisateur

Projection du documentaire La langue est donc une histoire d’amour (2019) qui se glisse dans la classe de Mme Loiseau, enseignante en francisation à des étudiants adultes venus de partout sur la planète et qui s’adaptent tranquillement à leur culture d’accueil en même temps qu’ils doivent faire le deuil de leur ancienne vie, accepter la « fin d’un monde ».
La projection sera suivie d’une discussion avec le réalisateur qui nous entretiendra du deuil qui accompagne la migration. Ce deuil peut être long et douloureux mais permet toutefois de préparer son esprit à s’ouvrir à un nouvel environnement physique, social, culturel, linguistique, à « tomber en amour » avec un nouvel horizon et à commencer une nouvelle vie ailleurs.

Organisée par Annie Nantel, conseillère à la Boussole interculturelle et professeure d’anthropologie au CÉM.

 

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12 h à 13 h 30 — Studio télé

Phase IV de Saul Bass, 1974

Projection de film

Par Étienne Marcotte, professeur de philosophie au CÉM.

Une autre fin du monde est-elle possible ? Oui, ont répondu plusieurs cinéastes américains de l’ère Nixon. Et ce n’était pas une bonne nouvelle. Les trois films de science-fiction, réalisés durant les présidences de Richard Nixon et Gerald Ford, seront le point de départ d’une conversation avec le public où il sera notamment question d’angoisse et de politique, des sources d’inspiration de la science-fiction et de prémonitions cinématographiques.

Organisée par Jean-Carlo Lavoie, agent de soutien administratif au CÉM, et Janick Morin, professeur de cinéma au CÉM.

 

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12 h 10 à 14 h — C-30 

La conférence a lieu à L’ÉNA.

5555, rue de l’ÉNA, Saint-Hubert

L’Afrique au secours de la « Mère-patrie ». Contraintes coloniales, consentements et résistances à l’effort de guerre en AOF (1914-1919)

Conférence

Par Patrick Dramé, professeur à l’Université de Sherbrooke

Entre 1914 et 1918, ce sont plusieurs dizaines de milliers de soldats noirs qui ont été recrutés en AOF (Afrique-Occidentale française) en vue de participer à la défense nationale de la France. Le bilan de cet important effort de guerre communément appelé « impôt du sang » s’est avéré lourd pour les sociétés mobilisées et pour les soldats qui ont combattu sur divers fronts. L’objectif de la communication est d’examiner les expériences de guerre des sociétés et des soldats « indigènes ». Pour ce faire il sera important d’étudier les raisons et les facteurs qui ont amené la France, puissance coloniale, à recruter et à engager des soldats noirs ou tirailleurs sénégalais afin d’assurer sa défense nationale. L’accent sera également mis sur les outils et les stratégies (propagande, rémunération, exemptions, mobilisation des élites africaines) employés en vue de convaincre et/ou de contraindre des sociétés de plus en plus sceptiques et réfractaires à l’effort militaire au lendemain de la
« terrible » année 1915. Enfin, cette communication évaluera les conséquences de « l’impôt du sang » sur les sociétés ouest-africaines ainsi que le poids et la place qui seront accordés à la contribution de l’AOF dans la future défense nationale métropolitaine qui sera élaborée dès les premières années de l’entre-deux-guerres mondiales, illustrant ainsi la fin d’un monde.

Organisé par Valérie Blanc, professeure d’histoire au CÉM.

 

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12 h 15 à 13 h 45 — Espace conférence de la bibliothèque

Hier, aujourd’hui, demain. Des États-Unis polarisés annoncent-ils la fin d’un monde ?

Montpetit Entretient

Avec Jacques Beauchamp, journaliste et animateur de l’émission Aujourd’hui l’histoire (Ici Première, Radio-Canada) et Karine Prémont, professeure à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et directrice adjointe de l’observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM. Animé par Jacques Provost, professeur de sciences politiques au CÉM.

Les fractures sociales et politiques qui divisent les États-Unis trouvent leurs origines dans des événements qui ont jalonné le XXe siècle et qui ont des répercussions sur le début du troisième millénaire. Des abus de pouvoir, des affaires de corruption, des décisions calamiteuses en politique étrangère ont ponctué et pollué entre autres l’actualité américaine et bien entendu internationale. Il faut donc regarder dans le rétroviseur pour mieux comprendre le présent sous la présidence Trump afin d’affûter notre réflexion à propos de la pente décliniste de l’empire américain. À l’orée d’une élection cruciale en novembre 2020, peut-on avancer l’hypothèse que la fin du monde américain est dorénavant une certitude ?

Organisé par Jacques Provost, professeur de sciences politiques au CÉM.

 

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13 h à 15 h — B-105a

Anges déchus, déluge et crise écologique contemporaine

Conférence

Avec Jonathan Pageau, sculpteur d’icônes et youtubeur

Le conférencier parlera entre autres du fait que les discours qui circulent sur la crise environnementale ressemblent étrangement à la manière avec laquelle la pensée religieuse aborde la fin d’un monde : même vocabulaire, mêmes peurs, mêmes diagnostics sur les dérives technologiques et la perte des repères moraux. 

Organisée par Frédéric Julien, professeur de littérature au CÉM.

 

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14 h 30 à 16 h — Espace conférence de la bibliothèque

Au beau milieu, la fin

Table ronde

Avec François Grisé, auteur et comédien, et Pascale Millot, professeure de littérature au CÉM. Animé par Benoît Moncion, professeur de littérature au CÉM.

Alors que le vieillissement de la population est un enjeu de société prégnant qui intéresse et préoccupe, l’art peut-il aider à mieux comprendre, voire à changer les images et les lieux-communs autour du grand-âge ? François Grisé a passé des semaines dans une maison de retraite en Abitibi avant de créer sa pièce de théâtre documentaire Tout inclus, qui questionne la manière dont les personnes âgées sont « placées » en maison de retraite. Pascale Millot mène une thèse de doctorat en recherche-création sur les représentations de la vieillesse féminine dans la littérature. Ils s’entretiendront de cette période de la vie qui nous concerne tous.

Organisée par Benoît Moncion, professeur de littérature au CÉM.

 

Lundi 30 mars

9 h 30 à 11 h — B-105a

La violence sexuelle comme stratégie politique en temps de conflits armés et en temps de « paix »

Conférence

Par Sandrine Ricci, candidate au doctorat en sociologie et chargée de cours (UQAM et IREF)

Les conflits armés sont des faits sociaux genrés et, généralement à l’intersection d’autres rapports de domination, les femmes en constituent des cibles particulières. Non seulement subissent-elles les mêmes attaques infligées aux hommes de leur « camp », comme ennemies, mais elles sont prises d’assaut en vertu d’autres stratégies politiques, sur le terrain de la sexualité et de la reproduction, qui épargnent habituellement les hommes. Elles subissent donc une multitude de fins du monde. Exposant les liens entre la violence sexuelle en temps de conflit armé et la violence sexuelle en temps dit de « paix », la sociologue Sandrine Ricci nous livre des clés pour comprendre et contrer les logiques sociales qui permettent ces réalités longtemps invisibilisées.

Organisée par Valérie Blanc, professeure d’histoire au CÉM.

 

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12 h à 13 h 30 — Studio télé

Logan’s Run (L’âge de cristal), de Michael Anderson, 1976

Projection de film

Par Étienne Marcotte, professeur de philosophie au CÉM.

Une autre fin du monde est-elle possible ? Oui, ont répondu plusieurs cinéastes américains de l’ère Nixon. Et ce n’était pas une bonne nouvelle. Les trois films de science-fiction, réalisés durant les présidences de Richard Nixon et Gerald Ford, seront le point de départ d’une conversation avec le public où il sera notamment question d’angoisse et de politique, des sources d’inspiration de la science-fiction et de prémonitions cinématographiques.

Organisée par Jean-Carlo Lavoie, agent de soutien administratif au CÉM, et Janick Morin, professeur de cinéma au CÉM.

 

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 13 h à 15 h — Espace conférence de la bibliothèque

Pour en finir avec « les fins »

Table ronde

Avec Élaine Després, chercheuse et coordonnatrice du centre de recherche sur le texte et l’imaginaire Figura (UQAM), Jean-Sébastien Hardy, professeur de philosophie au CÉM, Filippo Palumbo, professeur de philosophie au CÉM, et Marie-Ève Thuot, auteure et doctorante en littérature comparée à l’Université de Montréal.

Animé par Nicholas Cotton, professeur de littérature au CÉM.

Fin du monde, fin de l’humain, fin de l’Histoire, fin des grands récits de légitimation, fin des temps, fin du travail… Que signifie le fait que la fin ou, mieux, les fins soient sans cesse annoncées et que jamais elles n’arrivent ? Faut-il en finir avec les fins ? C’est la difficile question à laquelle répondront les panélistes de cette table ronde. Les intervenantes et intervenants issus d’horizons et de disciplines divers aborderont ce thème de la « fin » sous des angles variés et inattendus.

Organisée par Frédéric Julien, professeur de littérature au CÉM.

 

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15 h  à 17 h  — Espace conférence de la bibliothèque

Raisonnablement optimistes : solutions économiques aux enjeux environnementaux

Conférence

Par Charles Séguin, professeur à l’UQAM

Au temps de l’écoanxiété, le pessimisme semble régner quant à la capacité des sociétés humaines à faire face aux défis environnementaux tels que les changements climatiques ou la perte de la biodiversité. Néanmoins, plusieurs exemples historiques ainsi que des progrès récents peuvent nous amener à être optimistes. En modifiant judicieusement les incitatifs de nos systèmes économiques, nous pouvons opérer une transition qui répond aux impératifs environnementaux.

Organisée par Ann Edwards, professeure d’économie au CÉM.

 

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Mardi 31 mars

12 h à 14 h 30 — Studio télé

Soylent Green (Soleil vert), de Richard Fleischer, 1973

Projection de film suivi d’une discussion

Une autre fin du monde est-elle possible ? Oui, ont répondu plusieurs cinéastes américains de l’ère Nixon. Et ce n’était pas une bonne nouvelle. Les trois films de science-fiction, réalisés durant les présidences de Richard Nixon et Gerald Ford, seront le point de départ d’une conversation avec le public où il sera notamment question d’angoisse et de politique, des sources d’inspiration de la science-fiction et de prémonitions cinématographiques.

Organisée par Jean-Carlo Lavoie, agent de soutien administratif au CÉM, et Janick Morin, professeur de cinéma au CÉM.

 

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13 h à 15 h — Espace conférence de la bibliothèque

Démystifier le mythe de la fin du monde

Conférence

Avec Frédéric Julien, professeur de littérature au CÉM

La gravité de la situation environnementale, l’accélération des changements climatiques, le surgissement de virus incontrôlables, les menaces de guerres nucléaires font craindre la fin du monde. Pourtant, même si l’objet de cette peur semble de plus en plus concret, il s’agit d’un récit qui se fait entendre depuis la nuit des temps. Le conférencier passera en revue ce que les mythes, la culture populaire et les discours religieux en disent pour mieux nous prémunir contre cette peur… et nous préparer au pire.

Organisée par Frédéric Julien, professeur de littérature au CÉM.

 

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 14 h à 16 h — B-105a

Pour en finir avec les catégories de sexe

Conférence

Par Félix L. Deslauriers, doctorant en sociologie à l’Université d’Ottawa

Né dans les années 70, le courant du féminisme matérialiste a travaillé sans relâche à la dénaturalisation des catégories de sexe. Les analyses de Colette Guillaumin et de Monique Wittig, en particulier, fournissent de précieux outils pour penser les rapports sociaux qui produisent les catégories « hommes » et « femmes » – ainsi que leur possible dépassement. Par le fait même, elles mettent aussi en cause l’évidence de la distinction entre « hétérosexualité » et « homosexualité ». À l’heure où l’on questionne la binarité de ces catégories, le travail des féministes matérialistes mérite d’être redécouvert. Il permet d’imaginer une parole (et une société) qui serait véritablement libérée des catégories de sexes et des rapports de domination qui les constituent.

Organisée par Caroline Dawson, professeure de sociologie au CÉM.

 

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15 h  à 17 h  — Espace conférence de la bibliothèque

Une autre fin du monde est possible : la décroissance soutenable

Conférence

Par Yves-Marie Abraham, professeur à HEC

On prête à Fredric Jameson d’avoir affirmé un jour : « Il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ». Depuis une vingtaine d’années, le mouvement en faveur d’une « décroissance soutenable » s’efforce de contredire Jameson, notamment en travaillant à décoloniser notre imaginaire, pour qu’il devienne possible de concevoir des sociétés humaines totalement différentes de celles que nous connaissons et néanmoins désirables. Le conférencier présentera les principales idées défendues par les « objecteurs de croissance ».

Organisée par Maya de Cardenas, technicienne en environnement au CÉM, et Ann Edwards, professeure d’économie au CÉM.

 

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Mercredi 1er avril

10 h à 12 h — Espace conférence de la bibliothèque

Apprendre après avoir « appris » la fin du monde : l’école sous l’État islamique

Conférence

Par Olivier Arvisais, professeur à l’UQAM

Olivier Arvisais traitera de son projet de recherche portant sur le système d’éducation implanté dans le nord de l’Irak de 2014 à 2017. Son équipe et lui ont traduit (de l’arabe vers le français) et analysé plusieurs manuels scolaires produits par le ministère de l’Éducation du califat. L’équipe a réussi à mettre la main sur des manuels de sciences, de mathématiques, de programmation informatique, de sciences sociales, ainsi que des manuels d’éducation religieuse destinés aux élèves du primaire, âgés de 6 à 10 ans. Il nous parlera des efforts déployés pour mieux comprendre comment « déprogrammer » les enfants qui ont subi ces programmes et espérer aider les générations futures.

Organisée par Jérôme Blais, professeur d’éducation physique au CÉM.

 

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12 h à 14 h — Espace conférence de la bibliothèque

Pour la suite du monde : est-il possible d’habiter le capitalisme ?

Table ronde

Par Alejandra Zaga Mendez, doctorante à l’UQO et Anne-Sophie Gousse-Lessard, professeure à l’UQAM. Animée par Caroline Dawson, professeure de sociologie au CÉM.

Comment habitons-nous le territoire ? Quelle sont les manières collectives que nous avons d’être au monde ? Si nous savons que nos conceptions du vivre ensemble nous mènent vers la destruction, pourquoi ne changeons-nous pas ? Quelles sont les forces qui nous gardent inertes ? Quelles formes de résistance peut-on rendre possibles ? Quels sont les déterminants sociaux à cet engagement nécessaire ?
Les trois panélistes mèneront une conversation sur l’impossibilité collective d’habiter le capitalisme, sur le déracinement qu’il suppose et les façons que nous avons de résister, pour la suite du monde.

Organisée par Caroline Dawson, professeure de scoiologie au CÉM.

 

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 12 h à 14 h — B-105a

Voyage en exil

Atelier

Par un animateur du Service jésuite des réfugiés du Canada (l’atelier ne revêt aucun caractère religieux)

Afin de sensibiliser la communauté collégiale à la situation des réfugiés dans le monde ainsi qu’à la possibilité de s’impliquer et d’agir concrètement, l’atelier « voyage en exil » consiste à attribuer l’identité d’un réfugié ou d’une réfugiée à tous les participants et participantes. Ils et elles devront, individuellement ou parfois en groupe, choisir entre diverses options aux conséquences variées : tenter un voyage dangereux afin de se rendre dans un pays occidental ; rester dans un camp de réfugiés ; chercher refuge dans une ville d’un pays voisin et devenir un réfugié ou une réfugiée en ville, etc.

Au cours de l’atelier, certains des participants seront invités à lire le témoignage de réfugiés qui ont vécu des parcours similaires. Nous demanderons aussi aux participants de répondre à des questions afin de faire avancer leur réflexion. L’exercice se termine par un temps de rétroaction où le participant partage ses sentiments sur ce qu’il vient de vivre.

Organisé par Maude Lapointe, technicienne à la mobilité au CÉM et Jessica Mina, responsable du volet sensibilisation du comité local EUMC et étudiante au CÉM.

 

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12 h  à 14 h  — C-30

Pour un monde sans exploitation sexuelle…

Conférence

Par Pascale Philibert du Projet Mobilis de la Direction de la protection de la jeunesse et Natalie Basmadjian (travailleuse sociale) de l’organisme Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) qui sera accompagnée d’une survivante.

Le mouvement #moiaussi tout autant que la série télévisée Fugueuse, diffusée sur les ondes de TVA soulèvent de nombreuses questions chez les étudiants. Cette activité permettra d’informer les étudiants et les étudiantes sur l’exploitation sexuelle au Québec, ainsi que les sensibiliser aux différents enjeux liés à la prostitution, à ses modes de recrutement et à ses conséquences. Elle aidera aussi à développer le sens critique des étudiants et étudiantes par rapport à la prostitution et à leur faire connaître les différentes ressources mises en place pour aider les personnes qui veulent en sortir.

Organisée par Josée Fiset, professeure de psychologie au CÉM.

 

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17 h  à 18 h 15 — C-30

Si je reste

Spectacle de clôture

Par Queen Ka, artiste de Spoken Word ainsi que Blaise Borboën, Léonard et Stéphane Leclerc, musiciens.

« Ce spectacle poétique et musical par l’artiste Queen Ka raconte l’histoire d’une femme qui se retrouve devant le chaos dont elle est responsable,

celui qui nous entoure,

celui qui nous habite,

celui qui nous nourrit.

Elle décide de faire face à cette situation afin de comprendre comment elle en est arrivée là. Elle retrace le parcours qui l’a menée à sa chute, en quête de moyens pour reconstruire sa maison, sa vie, son monde.

Si je reste, c’est surtout les mots de Queen Ka qui retrouvent la musique de Blaise Borboën Léonard et Stéphane Leclerc. Ce band de poésie propose un voyage à travers le désenchantement, pour faire face à nos peurs, à nos erreurs, à nos contradictions et à nos fragilités, faire face, non pas pour sombrer complètement, mais pour espérer y trouver la force ultime et ainsi construire, bâtir sur les braises du chaos.

Les fins n’annoncent-elles pas les débuts ? Nous reste-t-il assez de désir pour nous imaginer ? » (Source : https://lachapelle.org/fr/programmation/si-je-reste)

Organisé par Caroline Dawson, professeure de sociologie au CÉM.

 

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